Définition
Le hip-hop est un mouvement culturel et artistique qui s’étend à la musique, la danse, le graphisme, le langage et la mode, en s’affranchissant des frontières entre chaque univers : la musique (DJing et MCing ou Rapping) devient pur rythme dans le beatboxing, le langage poésie dans le Slam. La danse est intimement liée aux codes vestimentaires. Mais ce qui définit le hip-hop, c’est avant son inspiration résolument urbaine et la spontanéité des performances – danse, musique, graffiti… – souvent réalisées en extérieur. Dans chaque performance, il y a la volonté d’exprimer sa personnalité, de marquer son empreinte en réinterprétant les codes du genre, de faire du « sur-mesure ». C’est une affirmation de soi, une façon de dire « je suis bien là ».
Le hip-hop, c’est aussi l’expression d’une énergie vitale qui, plutôt que d’exploser dans la violence, se canalise dans la performance artistique, en conservant un caractère écorché. C’est l’héritage culturel de nombreuses cultures populaires – jazz, funk, soul et disco entre autres- qui a traversé les frontières culturelles, sociales et ethniques.
“HOP” c’est l’évocation d’un saut… le Hip Hop signifie aussi progresser, avancer (d’un point de vue social et créatif) grâce à son intelligence. Cette expression “Hip Hop” , dont l’invention est parfois attribuée au rappeur “Love Bug Starsky”, fut reprise par les Mc’s dans les soirées puis dans les disques , et allait s’imposer comme le mot clé du mouvement…
Un peu d’histoire…
Dès la fin des années 60, l’émission culte de la télévision américaine « SOUL TRAIN », diffuse et popularise la street-dance (avec le locking, le popping, le boogaloo), naissante sur la côte californienne aux Etats-Unis qui voit ensuite le jour avec le b.boying à New York quelques années après.
Plus tard, cette danse sera associée aux composantes du mouvement Hip-Hop au même titre que la musique (rap et Djing) et le dessin (graff).
Ce n’est qu’au milieu des années 70 que les mots « culture Hip-Hop » sont significatifs. Voulant rompre avec la violence des Gangs du Bronx, AFRIKA BAMBAATAA crée la ZULU NATION qui prône les valeurs et images positives de fraternité et de partage avec pour mot d’ordre : peace, unity, love and having fun.
Ainsi, en 1982 la jeunesse française s’immisce dans ce nouveau mouvement et notamment en 1984, lorsque TF1 diffuse l’émission « H.I.P.H.O.P. » animée par Sidney, qui laisse une grande place aux amateurs de danse. L’univers de cette culture s’est désormais introduit dans les foyers français. La disparition de cette émission confortera ceux qui pensaient que cette culture n’était qu’une vague passagère, et en laissera d’autres dans l’oubli.
La street-dance connaîtra donc une période vide, mais les codes, les bases et le niveau ont été maintenus par les inconditionnels du mouvement. Aujourd’hui, elle regroupe plusieurs styles tels que le « boogaloo », le « locking » et le « b.boying ». Ces styles se sont inspirés de différents styles musicaux et empruntent donc des énergies, des langages, des techniques et des codes vestimentaires différents.
Les premières musiques hip hop sont inspirées de plusieurs styles comme la Pop, la Disco, le Rythme & Blues ainsi que la musique Latine.
La danse Hip-Hop
Il n’y a pas une seule définition pour décrire la danse hip-hop. La danse Hip-hop est la rencontre entre plusieurs danses de rue et des interprétations culturelles du monde entier. Une chorégraphie hip-hop intègre le style, la musique, l’attitude, la posture et le type de street dance pour le rendre exclusivement hip-hop. Les routines les plus vraies mettent en scène plusieurs styles de danse hip-hop, une empreinte stylistique et chorégraphique propre à la personne et à l’énergie de la rue.
Les styles de danse hip-hop
Locking (Campbellocking)
Popping
Boogaloo
Waving
BBoying/BGirling/Breaking
Punking
Vogueing
House
Krump ou krumping
Dancehall
Newstyle